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miel spécifique

Posté : mer. déc. 07, 2011 9:14 am
par florian
l'hiver est propice à développer ses connaissances. Pour ma troisième année en warré, je souhaite passer d'une conduite simple à une plus élaborée. Je m'explique. Jusqu'à maintenant, j'agrandis par le bas, sauf en cas de très forte miellée où j'ai réussi à faire en trois mois une hausse de cire vierge et de miel.
L'année prochaine, j'aimerai faire une hausse de pissenlit sans avoir de cire qui a eu du couvain. Comment procéder pour que ma ruche soit très active à la floraison du pissenlit et donc pour faire une hausse de miel spécifique?

merci par avance

Re: miel spécifique

Posté : mer. déc. 07, 2011 9:46 am
par alainxavier
Salut,
Je suppose que tu sais quand est la floraison... Si elle est précoce par rapport au développement des colonies, tu devras nourrir afin d'avoir un maximum de butineuses.
Toutefois ce nourrissement spéculatif comporte une faille: si le temps n'est pas de la partie il y a un risque important de famine. Par ailleurs, en cas de coup de froid tardif, trop de couvain à chauffer peut affaiblir toute la famille... Mais de nombreux pro pratiquent ainsi chaque année.
Une autre méthode consiste à réunir deux colonies à l'automne pour avoir une ruche forte et prête au printemps.
Dans tous les cas, ça suppose que la pression du varroa soit au minimum...

Re: miel spécifique

Posté : mer. déc. 07, 2011 10:14 am
par florian
comment savoir quand nourrir pour stimuler la reine?
dès que les températures remontent je suppose

Re: miel spécifique

Posté : mer. déc. 07, 2011 3:58 pm
par alainxavier
Tu dois D'ABORD être certain de la date à quelques jours prés de la miellée en question. Mais je crois que le pissenlit n'est pas trop précoce par chez toi?
La reine doit commencer à pondre en abondance au moins 6 semaines avant, car il faut que l'abeille naisse puis le temps qu'elle devienne butineuse après les taches qui lui incombent dans la ruche. Certains, dans des conditions particulières de climat souvent, nourrissent dés février.
Dans ch'nord en revanche, il faut oser car on risque de devoir nourrir une colonie affamée en plus de ne rien récolter. Démarrer une colonie "plus doucement" et plus prudemment consiste à donner un coup de lève-cadre sur quelques réserves. Ça fonctionne très bien, la reine re-pond...

Re: miel spécifique

Posté : mer. déc. 07, 2011 7:00 pm
par Manulab
Bon, j'ai toujours des réticences sur le fait de nourrir ... mais là je ne comprends pas du tout comment on peut nourrir en avant-saison, et vouloir faire un miel de fleurs précoces.
Autrement dit, comment faire pour que le miel produit ainsi, soit du miel "de pissenlit" plutôt qu'un pseudo-miel de sucres d'hiver (je veux dire de sucres apportées par l'apiculteur via des sirops, candis et autres apimachins utilisés pour stimuler la ruche en fin d'hiver) ?

Re: miel spécifique

Posté : mer. déc. 07, 2011 7:36 pm
par alainxavier
Simplement parce qu'on ne nourrit pas pendant que la hausse a miel est en place, ni même la semaine qui précède. On simule une miellée pour la ponte et la suite de cette miellée c'est par exemple le pissenlit, mais aussi toute la flore environnante. Le sirop ne servira ici QUE pour démarrer, puis éventuellement entrtenir un peu jusqu'a ce que la colonie trouve ce qu'il lui faut dans la nature...
Bien entendu il doit y avoir assez de pissenlits pour que les abeilles le préfèrent a autrechose, mais de toute façon un miel de pissenlit ne veut pas dire qu'il est 100% pissenlit: il y a l'odeur, la saveur, la couleur et le pourcentage de pollen de pissenlit par rapport à la proportion des autres pollens. Il faudra donc le faire analyser pour en être sur, si c'est la première fois.
Par exemple, j'ai récolté cette année du miel de tilleul. Pourtant la proportion de pollen de tilleul dans le miel est bien inférieur a celle du chataigner (88% pour ce pollen) et il y a biensur d'autres pollens presents mais mineurs. Avec l'odeur, la saveur, la couleur et sa texture, il a gagné l'appellation "tilleul".
Un ruche au milieu d'un champ de pissenlits fera, vu l'attractivité de cette plante, un bon miel de pissenlit, si le nombre de butineuses est suffisant pour ramener plus que la colonie ne consomme.

Re: miel spécifique

Posté : mer. déc. 07, 2011 8:22 pm
par Lucas
Bonsoir à tous, plus ont stimule une colonie, pour la ponte (se qui parais logique)plus ont fixe d'abeilles a la ruche ,pour entretenir le couvain et moins d'abeilles a l’extérieur<donc l'effet inverse de se que l'on veut> une ruche est prête ou ne l'ai pas ( forte ou pas assez forte ) surtout pour le pissenlit qui est en début de saison se qui n'empêche pas d'aider les colonies plus faibles pour arriver a niveau ,pour la miellé principale .Si les colonies ne sont pas assez forte,nourrie ou pas ,elle ne monterons pas dans la hausse .Il faut accepter que certaine colonie , ne sois pas au top dépars de la miellé sur un ensemble de ruche:wink: A+L

Re: miel spécifique

Posté : mer. déc. 07, 2011 8:37 pm
par alainxavier
Je suis d'accord et pas d'accord. Ce qui définit la fonction d'une abeille au sein de la ruche, ce sont surtout les conditions exterieures. S'il n'y a pas de miellée, effectivement il y aura beaucoup de nourrices, peu de butineuses, mais s'il y a bonne miellée (et donc temps pus doux, moins de besoins en ouvrières pour le chauffage), elles seront butineuses bien plus rapidement.
Le nourricement spéculatif est délicat voire dangereux, je ne le pratique pas. Mais a part rassembler des colonies, c'est le seul moyen de ne pas rater une miellée précoce...
Sinon tu as raison, sauf que la question était de récolter et pour cela il faut de fortes populations tôt en saison...

Re: miel spécifique

Posté : mer. déc. 07, 2011 8:54 pm
par Lucas
Bonsoir à tous,bonsoir alainxavier oui le rassemblement de certaine colonie faible , :super vont faire de sacré ruche avec de belle miellé A+L