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Mortalité 2016-2017

Jean-Yves24
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Re: Mortalité 2016-2017

Message#61 » lun. févr. 27, 2017 9:06 pm

Ma Warré faiblarde est morte.
Elle était vivante il y a 4 semaines quand j'ai mis le candi dedans (elles en ont consommé une partie).
Mais les abeilles (moins de 200) étaient beaucoup trop peu nombreuses pour se protéger du froid.

Je n'ai pas trouvé de reine mais je peux l'avoir ratée ou elle peut être tombée. Donc je suis toujours dans l'incertitude pour savoir si cette ruche était ou non bourdonneuse.

JY

rhinauer
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Re: Mortalité 2016-2017

Message#62 » lun. févr. 27, 2017 11:16 pm

A propos de mortalité :
je n'ai aucune mortalité depuis 2014
Nombre de ruches en hivernage
2013-2014 1 ruche
2014-2015 4 ruches
2015-2016 10 ruches
2016-2017 10 ruches
Tous les essaims cueillis l'ont été pour de jeunes apiculteurs de mon syndicat ou de ma région, l'an dernier 6.
Donc aucune mortalité et je commence à prouver par là mes orientations en matière d'économie d'énergie, de gestion du contrôle d'essaimage et d'autres particularités que j'ai personnellement mises au point.
Mes ruches sont donc tout à fait écologiques tout comme ma conduite.

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barbichou
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Re: Mortalité 2016-2017

Message#63 » lun. févr. 27, 2017 11:21 pm

rhinauer a écrit :je n'ai aucune mortalité depuis 2014
Nombre de ruches en hivernage
2013-2014 1 ruche
2014-2015 4 ruches
2015-2016 10 ruches
2016-2017 10 ruches
Tous les essaims cueillis l'ont été pour de jeunes apiculteurs de mon syndicat ou de ma région, l'an dernier 6.
Donc aucune mortalité et je commence à prouver par là mes orientations en matière d'économie d'énergie, de gestion du contrôle d'essaimage et d'autres particularités que j'ai personnellement mises au point.
Mes ruches sont donc tout à fait écologiques tout comme ma conduite.

Salut,

tu devrais écrire un livre, c'est à la mode et ça rapporte bien :france :mdr

@+ ;)

rhinauer
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Re: Mortalité 2016 2017

Message#64 » lun. févr. 27, 2017 11:37 pm

Je sais que j'étonne, et l'on vient me visiter.

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fredapi91
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Re: Mortalité 2016 2017

Message#65 » mar. févr. 28, 2017 9:10 am

rhinauer a écrit :je n'ai aucune mortalité depuis 2014

Bravo tu suis bien tes colonies et tes méthodes doivent être bonnes pour un petit rucher.
Mais dis-moi quand tu dis ça :
rhinauer a écrit :Mes ruches sont donc tout à fait écologiques tout comme ma conduite.

Tu traites comment contre le varroa ?
Amateur qui apprend.
Avec des warrés et des dadants.

rhinauer
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Re: Mortalité 2016-2017

Message#66 » mar. févr. 28, 2017 10:15 am

Le traitement, quant à lui n'est pas si écologique que ça, c'est Apivar.
Moi je recherche l'efficacité avec le minimum d'interventions.
En Alsace c'est le traitement le plus utilisé.
Je refuse d'ouvrir les ruches en hiver pour un traitement acide oxalique ou acide formique qui est très risqué pour les reines.
Les paramètres qui entrent dans un hivernage sont nombreux et il n'y a pas une chose qui est importante, mais un ensemble de précautions, d'attentions à prendre en compte et selon la ruche, l'emplacement, le contexte, la conduite, le traitement etc..
La suite selon les questions posées.

Noel057
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Re: Mortalité 2016-2017

Message#67 » mar. févr. 28, 2017 10:21 am

Bonjour Barbichou,

Tu dis que "La météo n'a rien à voir avec les pertes de colonies. Les hivers étaient bien plus froid et neigeux il y a quelques années."

Sur le fond tu n'as pas tort car les abeilles ne craignent pas le froid, fût-il intense et il est parfaitement vrai que les hivers d’antan étaient particulièrement froids et rigoureux.
Ce qui a changé avec la météo actuelle c'est un décalage apparent des saisons et surtout des conditions climatiques incertaines avec des hausses de températures précoces, une douceur tardive dans la saison mais surtout l'apparition de pics de froid intense, parfois brefs, mais saccadés et suivi de températures douces qui font subir aux abeilles un véritable choc thermique.

L'ennemi majeur des abeilles c'est l'humidité dans la ruche mais c'est aussi la qualité du miel qui constitue leurs réserves d'hiver.

Je m'inspire beaucoup de mon beau-père pour qui l'apiculture était une passion : il maintenait son cheptel à 10 ruches, ni plus, ni moins, et ne leur prélevait que l'excédent de miel qu'elles produisaient par rapport aux futurs besoins de l'hiver, généralement rigoureux. Le varroa n'est, de mémoire, devenu un vrai problème qu'à partir des années 1980. Ses ruches étaient protégées l'hiver par l'installation d'un toit démontable et de parois latérales pour les abriter du vent et la pluie.

Reconnaissons que les premières floraisons sont devenues irrégulières, tantôt précoces, tantôt tardives du fait de gel inattendu ; il semble donc difficile à nos abeilles de s'adapter aux caprices du temps et cela semble aller de moins en moins bien.

Je n'ai pas de solutions mais je cherche à comprendre comment contourner positivement ces changements et je reste attentif aux expériences des uns et des autres, tant positives que négatives.

Cordialement

rhinauer
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Re: Mortalité 2016-2017

Message#68 » mar. févr. 28, 2017 10:47 am

Noel57, tu as très bien décrit ce que faisait ton père et ce que je fais.

Actuellement, la mode est de poser ses ruches en extérieur sans abri.
Mes ruches sont abritées tout le temps, du vent, de la pluie et du soleil.
J'isole mes ruches, ainsi les caprices du temps n'ont aucune incidence sur le développement de la colonie, au contraire, elles sont en avance sur mes voisins et jamais de maladie car jamais d'abandon de couvain et donc de refroidissement du couvain.
En des temps plus reculés, l'habitat des abeilles était dans un tronc creux (épais=isolation), dans la forêt (à l'abri du vent (froid ressenti) et du soleil qui fait sortir les abeilles alors qu'il fait encore trop froid au dehors.
A suivre

Noel057
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Re: Mortalité 2016-2017

Message#69 » mar. févr. 28, 2017 11:58 am

Bonjour Rinhauser,

Ta méthode paraît très instructive.
J'ai un verger en Alsace où je me déplace 1 à 2 fois par mois durant la bonne saison, à l'occasion si tu es disponible, pourrais-t-on se rencontrer ?

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barbichou
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Re: Mortalité 2016 2017

Message#70 » mar. févr. 28, 2017 12:24 pm

Noel057 a écrit :Bonjour Barbichou,

Tu dis que "La météo n'a rien à voir avec les pertes de colonies. Les hivers étaient bien plus froid et neigeux il y a quelques années."

Sur le fond tu n'as pas tort car les abeilles ne craignent pas le froid, fût-il intense et il est parfaitement vrai que les hivers d’antan étaient particulièrement froids et rigoureux.
Ce qui a changé avec la météo actuelle c'est un décalage apparent des saisons et surtout des conditions climatiques incertaines avec des hausses de températures précoces, une douceur tardive dans la saison mais surtout l'apparition de pics de froid intense, parfois brefs, mais saccadés et suivi de températures douces qui font subir aux abeilles un véritable choc thermique.

L'ennemi majeur des abeilles c'est l'humidité dans la ruche mais c'est aussi la qualité du miel qui constitue leurs réserves d'hiver.

Je m'inspire beaucoup de mon beau-père pour qui l'apiculture était une passion : il maintenait son cheptel à 10 ruches, ni plus, ni moins, et ne leur prélevait que l'excédent de miel qu'elles produisaient par rapport aux futurs besoins de l'hiver, généralement rigoureux. Le varroa n'est, de mémoire, devenu un vrai problème qu'à partir des années 1980. Ses ruches étaient protégées l'hiver par l'installation d'un toit démontable et de parois latérales pour les abriter du vent et la pluie.

Reconnaissons que les premières floraisons sont devenues irrégulières, tantôt précoces, tantôt tardives du fait de gel inattendu ; il semble donc difficile à nos abeilles de s'adapter aux caprices du temps et cela semble aller de moins en moins bien.


Salut,

Sans remonter à la dernière glaciation qui a donné les abeilles que nous connaissons aujourd'hui, les abeilles ont connu au cours des derniers siècles à peu près tous les caprices météo qu'on peut connaitre actuellement.
Une ruche n'est pas qu'un régulateur thermique, mais aussi un régulateur d'humidité.
On ne place évidemment pas une ruche en pleine bise, on cherche un endroit protégé des vents qui augmentent la sensation de froid, changent le point de rosée, on ne place pas une ruche dans une cuvette où l'humidité persiste sinon on augmente l'humidité et le froid ressenti.
Concernant l'humidité au sein d'une ruche, j'explique ça simplement à mes stagiaires : quand on rentre mouillé dans une voiture, il se forme immédiatement sous l'effet de la chaleur, de la respiration et de l'humidité produite, de la condensation sur les vitres. Il suffit d'ouvrir un peu les vitres pour la faire disparaître. Mais si on ouvre les vitres à fond on a froid car on est en plein courant d'air.
C'est pareil dans une ruche : un plancher grillagé avec vide sanitaire, grille à propolis, coussin respirant et toit aéré permettent aux abeilles de parfaitement gérer l'humidité dans la ruche. Le bois brut à l'intérieur participe à cette régulation, donc inutile de mettre de la cire ou autre chose, les abeilles propolisent en fonction des besoins. L'extérieur sert à protéger de la pluie et des vents. Il doit être protégé car un principe simple et connu de la climatisation est de ventiler de l'air sur une surface humide.
Pour une ruche efficace, il faut donc que l'intérieur puisse réguler l'humidité et permettre un bon renouvellement de l'air, tout en interdisant les courants d'air. L'extérieur doit empêcher l'humidité et protéger du vent.
Si ces conditions sont respectées et que l'état sanitaire de la colonie est bon et qu'elle dispose de réserves suffisantes, il n'y a plus de mortalité, et les récoltes sont bonnes, peu importe la météo.
Donc plutôt que d'accuser les abeilles ou la météo, l'apiculteur responsable doit vérifier ces points et remettre en cause son apiculture s'il subit une mortalité importante. Le seul responsable c'est lui !

@+ ;)

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Re: Mortalité 2016-2017

Message#71 » mar. févr. 28, 2017 1:36 pm

Merci Barbichou pour cette belle leçon d'apiculture qui constitue la base de ce que tout apiculteur connait.
Si l'apiculture se résumait à cela, la France serait le 1er exportateur de miel au monde.
Or, réchauffement climatique ou pas, l'homme vit de plus en plus mal dans notre environnement actuel et il en est forcément de même pour nos abeilles.
Ne pas en tenir compte, ne pas innover dans nos pratiques, ne peut que conduire à l'échec... que nous connaissons presque tous d'année en année.
Et cela, dans les stages de formation c'est essentiel.

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barbichou
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Re: Mortalité 2016 2017

Message#72 » mar. févr. 28, 2017 2:56 pm

Salut,

Noel057 a écrit :Merci Barbichou pour cette belle leçon d'apiculture qui constitue la base de ce que tout apiculteur connait.


En es-tu sûr ? Ce que tu as écrit sur tes pertes me laisse perplexe en tout cas.

@+ ;)

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jln
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Re: Mortalité 2016-2017

Message#73 » mer. mars 01, 2017 10:27 am

barbichou a écrit : un plancher grillagé avec vide sanitaire, grille à propolis, coussin respirant et toit aéré permettent aux abeilles de parfaitement gérer l'humidité dans la ruche. Le bois brut à l'intérieur participe à cette régulation

Bonjour,
d'accord avec tout ça, enfin presque car je n'arrive pas vraiment à me convaincre de la dernière affirmation.
Je ne vois pas trop pourquoi une paroi imbibée d'humidité et donc capable de la conserver voire de la restituer serait plus saine.
Je veux bien qu'un matériau "respire" mais je doute un peu que cette humidité traverse facilement 25 mm d'un bois résineux pour s'évacuer par l'extérieur.
J'aurais plutôt tendance à penser que l'eau de condensation générée par l'activité du nid a tendance à ruisseler sur des parois verticales quasi imperméables et à s'éloigner ainsi vers le vide sanitaire où la température plus froide ne lui permet pas de remonter sous forme de vapeur.
Concernant la porosité des parois, pour avoir vécu chichement (toujours dans les années trente) dans des logements à la limite de l'insalubrité, je n'ai pas souvenir que certaines parties de murs en plâtre nu donc poreux moisissaient moins que ceux revêtus de peinture.
Cette affaire me laisse perplexe.
Par contre, s'agissant de mes ruches, j'ai observé une très nette tendance à la déformation des éléments dont je n'avais pas enduit l'intérieur de cire, ce qui m'a bien l'air d'être le résultat de la dilatation des fibres côté intérieur.
Sur une bonne quarantaine d'éléments pour lesquels j'ai fait attention à l'orientation du bois, c'est assez flagrant.
Pour cette raison, j'ai enduit hier de cire chaude puis raclé une dizaine de nouveaux éléments, en attendant d'en constater des inconvénients.

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fredapi91
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Re: Mortalité 2016-2017

Message#74 » mer. mars 01, 2017 10:44 am

jln a écrit :J'aurais plutôt tendance à penser que l'eau de condensation générée par l'activité du nid a tendance à ruisseler sur des parois verticales quasi imperméables et à s'éloigner ainsi vers le vide sanitaire où la température plus froide ne lui permet pas de remonter sous forme de vapeur.

Si tu laisses les fonds entièrement grillagés sans plaque d'obturation, il n'y a normalement pas de condensation sur les parois intérieures de la ruche.
En tout cas j'ai remarqué que mes éléments se déformaient systématiquement quand je fermais mes fonds.
Maintenant je dis ça mais je ne les enlève pas toujours mais j'adopte ce procédé : dès que les plaques d'obturation sont humides et que les déchets moisissent je les enlève.
Les éléments que j'ai fabriqués avec du bois de coffrage brut ne se déforment pas quelque soit la situation, ce qui va dans le sens de ce que dit Barbichou.
Il n'y a que ceux menuisés qui bougent selon la situation.
Modifié en dernier par fredapi91 le mer. mars 01, 2017 12:07 pm, modifié 1 fois.
Amateur qui apprend.
Avec des warrés et des dadants.

rhinauer
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Re: Mortalité 2016-2017

Message#75 » mer. mars 01, 2017 11:40 am

Moi mes éléments en bois ne se déforment pas du tout, malgré l'humidité résiduelle dans les ruches, les planchers sans grilles, sans rehausse que j'ai bannie suite à mes observations de l'an dernier.
Mais comme vous le savez mes ruches sont isolées sur 5 faces et dans un rucher abrité.

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