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Re: Pertes hivernales 2018

Posté : ven. mai 04, 2018 9:24 am
par jln
Bonjour,
j'observe depuis cinq ans trois colonies dites sauvages.
L'une dans une cheminée du voisinage a produit de beaux essaims ces dernières années mais ne s'est pas réveillée ce printemps.
J'ignore si le propriétaire y est pour quelque chose. Je ne pense pas.
Les deux autres derrières les volets d'une maison inhabitée :
L'une renaît chaque printemps et affiche une vigueur que je voudrais bien voir sur toutes mes ruches.
Idem pour l'autre sur la fenêtre d'à côté mais elle a été dévastée cet hiver par une martre je suppose, qui s'est introduite par un trou ouvert dans le bas du volet dont le bois pourrit.
De nombreux débris de rayons jonchaient le sol au pied du mur.
J'ai fixé une planche début février et il me semble qu'elle est en train de redémarrer.
De là à dire que ces colonies sont capables de produire un surplus de miel, c'est une autre affaire.

Re: Pertes hivernales 2018

Posté : ven. mai 04, 2018 3:09 pm
par bebert69
jln a écrit :De là à dire que ces colonies sont capables de produire un surplus de miel, c'est une autre affaire.


Exact, c'est ce que je voulais souligner. :super

Re: Pertes hivernales 2018

Posté : sam. mai 05, 2018 8:25 am
par Michel
Bonjour,

Il faut déjà remarquer que les essaims sauvages sont rares. En effet, il faut qu'ils soient hors de portée des cueilleurs d'essaims.
Ensuite, parmi ceux-ci, rares sont ceux qui passent l'hiver. Rares mais réels, il faut bien le reconnaître. Cependant, il y a aussi beaucoup d'essaims sauvages qui meurent et qui sont remplacés dès le printemps suivant, donnant ainsi l'impression qu'ils sont toujours présents.

Au résultat, j'ai beau être séduit par l'idée de ne pas traiter, je sais que je ne le ferai pas tant qu'une souche réellement résistante n'aura pas été sélectionnée.

A+

Re: Pertes hivernales 2018

Posté : mar. mai 08, 2018 2:20 pm
par Kozan
Bonjour,

"Rares , mais réels. "
Effectivement, je me suis fait cette remarque aussi.

J'habitais il y a maintenant plus de 40 ans a coté d'un grand bâtiment, dans un village.
Chaque année , il y avait un essaim qui arrivait dans un arbre du jardin.

Je suis retourné voir l’été dernier , et il y a toujours des colonies dans ce bâtiment, dont les issues noires dans les briques ne permettent pas le doute, ni les butineuses qui rentrent. Elles sont a plus de 6 mètres de haut , et hors d'atteinte de tout.
J'ai remarqué au moins 3 colonies dans le bâtiment.
J'y suis retourné en mars , et à la jumelle , j'ai bien vu de l'activité çà et là. Preuve du passage de l'hiver.
Je vais y retourner ces jours ci.

Alors , je me suis dit que cette "souche" , même si elle compense ses pertes par essaimages, avait quelque chose d’intéressant, au moins du point de vue adaptation à l'environnement devenu délétère pour elles. Même si l'adaptation n'est pas (uniquement) une résistance accrue, mais peut être aussi par un accroissement du nombre d'essaimages annuels ? Peut être aussi moins d'hybridation avec les souches importées ?

Loin de vouloir les extraire de là, mon idée est plutôt de mettre une boite d’accueil dans le périmètre, pour tenter de recueillir un essaim issu de cette lignée.
La difficulté ensuite, si cela fonctionne, serait de maintenir cette lignée hors d'atteinte d'autres hybridations.

Re: Pertes hivernales 2018

Posté : mer. mai 16, 2018 7:09 am
par Tom11
Kozan a écrit :Bonjour,

"Rares , mais réels. "
Effectivement, je me suis fait cette remarque aussi.

J'habitais il y a maintenant plus de 40 ans a coté d'un grand bâtiment, dans un village.
Chaque année , il y avait un essaim qui arrivait dans un arbre du jardin.

Je suis retourné voir l’été dernier , et il y a toujours des colonies dans ce bâtiment, dont les issues noires dans les briques ne permettent pas le doute, ni les butineuses qui rentrent. Elles sont a plus de 6 mètres de haut , et hors d'atteinte de tout.
J'ai remarqué au moins 3 colonies dans le bâtiment.
J'y suis retourné en mars , et à la jumelle , j'ai bien vu de l'activité çà et là. Preuve du passage de l'hiver.
Je vais y retourner ces jours ci.

Alors , je me suis dit que cette "souche" , même si elle compense ses pertes par essaimages, avait quelque chose d’intéressant, au moins du point de vue adaptation à l'environnement devenu délétère pour elles. Même si l'adaptation n'est pas (uniquement) une résistance accrue, mais peut être aussi par un accroissement du nombre d'essaimages annuels ? Peut être aussi moins d'hybridation avec les souches importées ?

Loin de vouloir les extraire de là, mon idée est plutôt de mettre une boite d’accueil dans le périmètre, pour tenter de recueillir un essaim issu de cette lignée.
La difficulté ensuite, si cela fonctionne, serait de maintenir cette lignée hors d'atteinte d'autres hybridations.


Cette situation m'interpelle, certe ce type de colonie doit avoir des atouts de résistance par sélection naturelle. Mais n'y a t-il pas d'autres facteurs à prendre en considération ? N'y aurait-il pas des auxiliaires comme pour les végétaux, qui cohabiteraient avec la colonie et qui serait bénéfique contre le varroa et autres? Dont notamment (sans partir sur de mauvais débats :winch: ) les Scorpions dont nous avait évoqué Ruche terre cuite ? De ce que je me rapelle, il avait été dit qu'il ne pouvait pas vivre dans des ruches seine comme les notres, car ils leurs faut une certaine humidité. Du salpètre, etc..... Dans un contexte ou une colonie vie est dans un vieux mur, tronc d'arbre, etc... (qui ont souvent un gros dépot de déchets et de chose en décomposition au fond)

Re: Pertes hivernales 2018

Posté : jeu. mai 17, 2018 8:53 am
par herve19
https://france3-regions.francetvinfo.fr ... 68655.html

Bonjour à tous,
En limite de Dordogne et Corrèze de très nombreuses pertes, chez de nombreux api, pros ou amateûrs, traitant ou non, nourrissant ou non, certaines semblant s’expliquer ( voir reportage sur empoisonnement) d’autres moins.
Pour ma part trois Warres, trois pertes.
1 de 2016 forte hivernée sur deux éléments dont un de miel : morte plus d’abeilles dès Décembre.
1 de 2017 essaim récupéré derrière un volet qui a réméré suite à l’absence de reine lors de la capture, deux éléments dont un de miel : morte une poignée d’abeille coupées par fa. L’attaque a eu lieu en fin d’automne en période de grande sécheresse, la ruche était déjà devenue très faible.
1 de 2017 récupérée dans une cheminée, très forte jusqu’à la sécheresse puis même constat.
La sécheresse a été terrible en automne par sa durée, plus une fleur nulle part.
Absence totale de réserve de pollen dans les rayons, dure saison pour elles.