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Re: Essaimage 2018

Posté : ven. juin 15, 2018 9:44 pm
par fredapi91
MaxKG a écrit :Ça ne vaut pas le coup de le garder comme élevage de mâles le temps qu’il s’éteigne ?

Non, ils ne seraient pas féconds (pas sur du mot..).
Il faut que ce soit une reine qui ponde les mâles, pas une abeille.

Cette année les fécondations fonctionnent bien par chez moi, 92 % de réussite pour l'instant.
L'année dernière c'était pas mauvais, non plus, par contre en 2016 une vrai catastrophe.

Re: Essaimage 2018

Posté : sam. juin 16, 2018 2:07 am
par MaxKG
fredapi91 a écrit :
MaxKG a écrit :Ça ne vaut pas le coup de le garder comme élevage de mâles le temps qu’il s’éteigne?

Non ils ne seraient pas féconds (pas sur du mot..).
Il faut que ce soit une reine qui ponde les mâles, pas une abeille.

C’est la première fois que j’entends parler de ça :shock: .
Quelqu’un confirme-t-il ou a-t-il une source à fournir à ce sujet SVP ?

Re: Essaimage 2018

Posté : sam. juin 16, 2018 7:45 am
par jln
MaxKG a écrit :C’est la première fois que j’entends parler de ça :shock: .
Quelqu’un confirme-t-il ou a-t-il une source à fournir à ce sujet SVP ?

Bonjour,
il me semblait aussi avoir lu ça quelque part mais probablement pas de source sûre, et aussi que leur taille plus petite les rendrait moins concurrentiels par rapport aux autres "vrais" faux bourdons.

Quant aux nuisances que ces colonies peuvent causer, j'ai lu ceci et vu le peu d'intérêt de conserver une bourdonneuse, j'ai choisi d'appliquer le principe de précaution :
Les ouvrières pondeuses sont réellement une poisse dans un rucher. Elles sont encore plus gênantes si vous faites de l’élevage de reines. Quand vous détruisez une colonie bourdonneuse dans votre rucher, ne croyez pas que les abeilles qui la composent vont périr. À part quelques jeunes abeilles encore incapables de voler, toutes les abeilles, plus ou moins individuellement, vont se chercher un nouvel habitat. Et la plupart seront acceptées par les gardiennes des ruches voisines moyennant une attitude particulière.

Les ouvrières pondeuses sont, elles aussi, tout à fait capables de voler, mais peu d’entre elles passent le cap des gardiennes des ruches établies. Elles peuvent cependant s’introduire dans une ruchette (type mini-plus, apidea ou autre), moins bien protégée... et elles tuent les très jeunes reines de ces nucléi. Le peu de phéromones émises par ces jeunes reines, surtout les inséminées, ne les protègent pas encore assez efficacement.

Source : http://perso.fundp.ac.be/~jvandyck/divb ... _pond.html

Re: Essaimage 2018

Posté : sam. juin 16, 2018 8:54 am
par Alekil
Biologiquement, je ne vois aucune raison pour que les faux-bourdons issus d'ouvrières pondeuses ne soient pas fertiles : un œuf non fécondé est un œuf non fécondé, et la différence majeure entre la reine et les ouvrières, c'est que la reine a été fécondée et pas les ouvrières. Ce sont les phéromones de la reine qui inhibent la ponte des ouvrières. En revanche, les mâles héritent de 100% du patrimoine génétique de leur mère (la reine, donc). S'ils sont issus d'ouvrières pondeuses, ils n'ont plus que 50% du patrimoine génétique de la reine d'origine de la colonie (vous me suivez ?), donc dans le cadre d'une sélection, c'est plus aléatoire... dans tous les cas, je ne pense pas que ce soit une très bonne idée d'utiliser ces mâles dans un rucher de fécondation. En plus, les ruches bourdonneuses, c'est chiant : les abeilles ont tendance à être agressives, ce qui n'est jamais très agréable quand on doit intervenir...

Re: Essaimage 2018

Posté : sam. juin 16, 2018 10:54 am
par panpone
Bonjour
Il me semble avoir lu que les mâles pondus par une ouvrière sont haploïdes au lieu de diploïdes, comme les 'normaux', c'est à dire que leurs chromosomes ne sont pas par paires.
j'ai compris comme jln que ça compromettait leur capacité de reproduction...maintenant, je ne suis pas biologiste...

@+

Re: Essaimage 2018

Posté : sam. juin 16, 2018 1:56 pm
par bebert69
fredapi91 a écrit :... Cette année les fécondations fonctionnent bien par chez moi, 92 % de réussite pour l'instant.
L'année dernière c'était pas mauvais, non plus, par contre en 2016 une vrai catastrophe.

Même constat chez moi. Et cette année c'est du 100% (6 sur 6)

Ce matin je viens de récupérer un essaim, je pense que je vais réunir avec une autre ruche, mais j'hésite...

Re: Essaimage 2018

Posté : sam. juin 16, 2018 2:52 pm
par MaxKG
panpone a écrit :Il me semble avoir lu que les mâles pondus par une ouvrière sont haploïdes au lieu de diploïdes, comme les 'normaux', c'est à dire que leurs chromosomes ne sont pas par paires.
j'ai compris comme jln que ça compromettait leur capacité de reproduction...maintenant, je ne suis pas biologiste...

Tous les mâles sont haploïdes chez les hyménoptères (abeilles, fourmis, guêpes...) parce qu’ils sont issus d’œufs non fécondés. Un œufs diploïde devient une femelle chez ce groupe d’insectes.

Re: Essaimage 2018

Posté : sam. juin 16, 2018 2:59 pm
par MaxKG
jln a écrit :... Les ouvrières pondeuses sont réellement une poisse dans un rucher. Elles sont encore plus gênantes si vous faites de l’élevage de reines. Quand vous détruisez une colonie bourdonneuse dans votre rucher, ne croyez pas que les abeilles qui la composent vont périr. À part quelques jeunes abeilles encore incapables de voler, toutes les abeilles, plus ou moins individuellement, vont se chercher un nouvel habitat. Et la plupart seront acceptées par les gardiennes des ruches voisines moyennant une attitude particulière.

Les ouvrières pondeuses sont, elles aussi, tout à fait capables de voler, mais peu d’entre elles passent le cap des gardiennes des ruches établies. Elles peuvent cependant s’introduire dans une ruchette (type mini-plus, apidea ou autre), moins bien protégée... et elles tuent les très jeunes reines de ces nucléi. Le peu de phéromones émises par ces jeunes reines, surtout les inséminées, ne les protègent pas encore assez efficacement.

Source : http://perso.fundp.ac.be/~jvandyck/divb ... _pond.html


L’année dernière, j’ai vidé une ruche bourdonneuse à 50 mètres de sa place pour faire une réunion.

Certaines abeilles sont revenues et ont été associées à la colonie fusionnée (même s’il y a eu un peu de bagarre) et les autres sont restées dans l’herbe, agglutinées les unes aux autres avec quelques mâles avant de mourir.

Re: Essaimage 2018

Posté : sam. juin 16, 2018 3:06 pm
par papymiel
bonjour à tous ; retour chez des gens de l'an passé, et cette fois casse du mur et récup du nid ; 3h30 de boulot ; 4 piqures dont 2 sur le bout du nez (on ne rigole pas), un vrai pif d'alcolo. sinon tout le monde va bien et le versoir est impecc.

photo de l'an passé
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cavité 30/30 cm profondeur 50 cette année
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merci papymiel

Re: Essaimage 2018

Posté : sam. juin 23, 2018 12:31 am
par Michel
Bonsoir,

MaxKG a écrit :...Tous les mâles sont haploïdes chez les hyménoptères (abeilles, fourmis, guêpes...) parce qu’ils sont issus d’œufs non fécondés. Un œufs diploïde devient une femelle chez ce groupe d’insectes.

Tous, sauf ceux nés d'une reine fécondée par un de ses frères. Dans ce cas, assez rare, les chromosomes des mâles ont deux chaînes d'ADN au lieu d'une, si j'ai bien compris, et les abeilles les évacuent avant émergence.

A+

Re: Essaimage 2018

Posté : sam. juin 23, 2018 5:57 am
par ruche-terrecuite
Michel a écrit :
MaxKG a écrit :...Tous les mâles sont haploïdes chez les hyménoptères (abeilles, fourmis, guêpes...) parce qu’ils sont issus d’œufs non fécondés. Un œufs diploïde devient une femelle chez ce groupe d’insectes.

Tous, sauf ceux nés d'une reine fécondée par un de ses frères. Dans ce cas, assez rare, les chromosomes des mâles ont deux chaînes d'ADN au lieu d'une, si j'ai bien compris, et les abeilles les évacuent avant émergence.

:super
moi aussi je l´ai compris comme cela... Pas question de leur donner la première cuillerée de miel s´ils ne servent à rien... :lol:

Re: Essaimage 2018

Posté : sam. juin 23, 2018 7:51 am
par MaxKG
Michel a écrit :
MaxKG a écrit :...Tous les mâles sont haploïdes chez les hyménoptères (abeilles, fourmis, guêpes...) parce qu’ils sont issus d’œufs non fécondés. Un œufs diploïde devient une femelle chez ce groupe d’insectes.

Tous, sauf ceux nés d'une reine fécondée par un de ses frères. Dans ce cas, assez rare, les chromosomes des mâles ont deux chaînes d'ADN au lieu d'une, si j'ai bien compris, et les abeilles les évacuent avant émergence.

Comme ils sont évacués avant d’être adultes, on peut considérer qu’il n’y a que des bourdons haploïdes, non ?

Quand je dis que les mâles hyménoptères ont la moitié des chromosomes des femelles, c’est une généralité. Ce que je trouve génial avec le vivant, c’est qu’il y a toujours des exceptions à la règle :D .

Re: Essaimage 2018

Posté : sam. juin 23, 2018 8:00 am
par Alekil
Chez les hyménoptères, les mâles sont haploïdes parce qu'ils sont issus d'ovules non fécondés, ils ne possèdent donc qu'un jeu de chromosomes : venu de leur mère.

Un individu diploïde ne peut être issu que d'un ovule fécondé, donc pondu par une femelle fertile fécondée, donc une reine.

Les ouvrières n'étant pas fécondées, elles ne peuvent donc produire que des ovules non fécondés, donc des individus haploïdes, donc des mâles (haploïdes, forcément).

Le cas des mâles diploïdes est très rare et se produit généralement dans des populations d'hyménoptères à faible diversité génétique (exemple : le frelon asiatique en Europe, puisque la totalité de la population acclimatée semble être issue d'une seule fondatrice accouplée à plusieurs mâles [cf : muséum d'histoire naturelle, pour ceux que ça intéresse, voir vidéo: https://youtu.be/iMmbpPzqUXo]).

Pour qu'un mâle soit diploïde, il faut qu'il soit homozygote pour un allèle porté par les chromosomes sexuels. L'individu qui aurait du être une femelle (puisque issu d'un ovule fécondé) devient un mâle parce qu'il ne porte qu'une seule sorte d'allèle sexuel (mais en double exemplaire).

Chez l'abeille, cela peut se produire en cas de forte consanguinité, par exemple, si une reine se fait féconder pas ses frères (attention, ce n'est pas parce qu'une reine se fait féconder par un ou des mâles génétiquement proches qu'elle aura forcément des mâles diploïdes dans sa descendance ; la consanguinité augmente juste le pourcentage de chance que ça se produise).

Les mâles diploïdes ne peuvent pas avoir de descendance, car cela donnerait des individus triploïdes = non viables.

Dans tous les cas, un individu diploïde, qu'il soit mâle ou femelle, ne peut être issu que d'un ovule fécondé. Une ouvrière ne peut en aucun cas donner naissance à un individu diploïde, c'est biologiquement impossible.

Re: Essaimage 2018

Posté : sam. juin 23, 2018 8:04 am
par ruche-terrecuite
en réalité... la société des abeilles est régicide et pratique un eugénisme naturel...hard! :desole :lol:

Re: Essaimage 2018

Posté : sam. juin 23, 2018 8:08 am
par Alekil
La nature a ses raisons que la raison ignore :mrgreen: